Carême :

le temps du partage est arrivé

Ce chemin vers Pâques est un temps de méditation et d’actions de solidarité.

Se tourner vers les autres, leur parler et leur tendre la main, c'est là l'esprit de l'école catholique.

La preuve en image avec Esther et son grand-père Michel, qui nous emmènent découvrir l'école Sainte-Anne Saint-Pierre de Melesse en Bretagne...

En effet, beaucoup d’écoles catholiques souffrent d’un manque de moyens pour réaliser leurs projets, et sont menacées de fermer leurs portes faute de financements.

Mais certaines se retroussent les manches. C'est le cas de l'école Sainte-Anne Saint-Pierre à Melesse qui, avec l’aide de la Fondation Saint Matthieu, essaie de trouver des solutions pour le maintien de leur école.

Ainsi, ces deux écoles devenues vétustes et trop petites pour accueillir les demandes croissantes d’inscriptions, n'étaient plus aux normes de sécurité et mal équipées. Elles se sont réunies pour bâtir la nouvelle école Saint-François.

C'est pourquoi pour l’équipe enseignante ce déménagement est un véritable pari : comment garder la même proximité et le même souci de l’autre dans une école plus grande avec plus d’enfants ?

Bonjour, je suis Esther, et avec mon papi Michel, on va vous faire visiter l'école.

Esther
Esther Elève à l'école de Melesse

Si l'école existe toujours, c'est grâce à la solidarité qui règne ici, et aux dons qui sont essentiels pour maintenir notre école.

Michel
Michel Grand-père d'Esther, ancien élève

Tout au long du Carême, la Fondation Saint Matthieu vous dévoile le projet de cette école au travers de ceux qui la font vivre au quotidien.

Éducation

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Livres à l'école de Melesse

L’école Saint-Pierre, construite en 1938 à Melesse est une école semblable à des milliers d'autres en France. Construite sous la Troisième République, au cœur du bourg.

En 80 ans, les enfants et petits-enfants des premiers écoliers ont appris à lire dans ce bâtiment. De la blouse noire jusqu'au port de la casquette, la famille Baudrier est restée fidèle à la philosophie de l'établissement.

Michel Baudrier, l’œil amusé derrière ses lunettes, est revenu dans l’école de son enfance. Michel Baudrier est agriculteur à la retraite. C’est aussi un grand-père affectueux, qui s’occupe de ses petits-enfants, comme Esther, qu’il passe chercher tous les jeudis pour déjeuner.

ÉDUCATION

Il y avait la blouse, et les encriers, les fameux encriers… L’encre sur nos doigts et le porte-plume qui nous faisait souvent mal. Pourtant, je pense que je le tenais bien !” s’amuse Michel.

Michel et Joseph, deux bons anciens élèves, dont les souvenirs restent cependant marqués par les brimades scolaires, les coups de baguette sur les doigts, les oreilles tirées presque jusqu’au plafond.

A l’évocation de ces brimades, la jeune Esther n’en croit pas ses oreilles : “Ça me choque, c’était violent”. Mais son grand-père de relativiser aussitôt les violences subies : “Finalement, on était solidaires entre nous. On n’avait pas le choix face au maître. Il y avait une franche camaraderie.”

Solidarité, le mot revient souvent pour expliquer le choix de l’école catholique : c’est bien cette attention permanente aux élèves, particulièrement ceux en difficulté qui motive l’implication des familles. Si les méthodes ont heureusement évolué, ce souci de l’autre est resté central dans la pédagogie : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même : c’est vraiment une valeur évangélique et je tiens à ce qu’elle soit vécue dans l’école. Tu auras ce souci de l’autre comme tu l’auras pour toi et comme tu as envie qu’on l’ait pour toi”, explique Delphine Maguet, directrice de l'école.

“Je travaille beaucoup en coopération, en mutualisation, en travail de groupe. Parce que les enfants ne peuvent pas rester six heures comme ça. La pédagogie a évolué puisque effectivement les enfants sont beaucoup plus acteurs. Apprendre à vivre ensemble et à travailler ensemble, c’est ça toute l’idée de l’école primaire”, conclue Florence, l’institutrice énergique.

...La suite au prochain épisode...


« C'est important que notre école subsiste et s’agrandisse »

 « Il y a un attachement en matière de génération. Les retraités viennent encore nous aider et nous disent que si nous avons besoin ils sont encore là. »


COMMUNAUTÉ

Implication parentale et presque communautaire : ici, enseignants et parents d’élèves partagent un même projet pédagogique.

La communication semble omniprésente : par la boîte à idées à l’entrée de l’école, pour les parents les plus pressés ; jusqu’aux réunions permettant de mettre en avant les nouvelles propositions.

Michel, le grand père d'Esther est rejoint par un vieil ami, Joseph Benis. Sa particularité : avoir fait partie de la toute première couvée de l’école, en 1938. “Dès que ma mère a su que l’école libre était ouverte, elle a forcé mon père à nous y envoyer. Elle était intransigeante sur le sujet”, raconte-t-il, lui qui a passé les portes de l’école Saint-Joseph pour la première fois cette année-là.

Il était alors âgé de six ans. Il a connu les années de guerre, l’école réquisitionnée par les Allemands et transformée en quartier général, la classe dans une grange de ferme, dont il s’est enfui.

...la suite au prochain épisode...


« On a pensé qu’il y aurait plus de bienveillance envers les enfants. »

« Il y a la volonté de faire un lien entre école et maison mais aussi entre parents et enseignants. »


Comme Saint-Pierre et Sainte-Anne de Melesse, d'autres écoles attendent votre don.

Faites un geste de solidarité pour les écoles catholiques

Fondation Saint Matthieu

76 rue des saints-pères

75007 Paris

01 45 49 61 27

donateur@fondation-st-matthieu.org

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